JMC2018 - Grenoble - 27-31 aout 2018

Les orateurs & oratrices en quelques mots

 

CONFERENCE PLENIERES 

Isabelle Cantat (IPR, Rennes)
 
Isabelle Cantat

Une mousse liquide, que ce soit une mousse à raser, une mousse de bière, ou une mousse permettant d'éteindre un incendie ou d'extraire un minerai riche en cuivre, est constituée d'une phase gazeuse dispersée, très majoritaire, et d'une phase liquide continue, très minoritaire. A l'échelle de l'échantillon macroscopique de mousse, la viscosité mesurée est plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle de la phase liquide et, bien sûr, de la phase gazeuse. La prédiction de cette viscosité apparente est encore une question ouverte, qui nécessite de percer les mystères des écoulements dans la phase liquide, induits à l'échelle des bulles et des films par la déformation globale de la mousse. Ces écoulements sont contrôlés par la déformabilité des interfaces liquide/gaz et par les gradients de tension de surface, également baptisés effets Marangoni.  

Isabelle Cantat, professeur à l'institut de physique de Rennes et responsable de l'équipe Matière Molle. Elle a fait sa thèse à Grenoble puis un postdoc à Düsseldorf en 1999. Depuis, elle travaille sur les mousses liquides à Rennes, avec une approche théorique et expérimentale. Les soutiens de l'IUF puis de l'ERC lui ont permis de lancer l'activité "déformation de films" à l'IPR.

Page web : perso.univ-rennes1.fr/isabelle.cantat/

 

Eric Collet (IPR, Rennes) Lauréat du Prix Ancel (SFP) 2017

Eric Collet

Eric Collet mène des recherches sur les transitions de phases photoinduites en matière condensée, à l'interface physique-chimie des matériaux. Il cherche à comprendre et contrôler ces mécanismes, à l'aide d'impulsions laser femtoseconde, en combinant les spectroscopies optiques et les analyses structurales ultra-rapides (diffraction X, XANES) sur synchrotron et X-FEL. Ces techniques permettent de comprendre comment émergent des fonctions et comment un nouvel état électronique induit par la lumière est stabilisé par une relaxation structurale, sur l'échelle de temps des mouvements atomiques élémentaires. Il s'intéresse aussi à l'ensemble des mécanismes hors équilibre piloté par excitation laser et la réponse non-linéaire de certains matériaux, où un photon peut transformer plusieurs molécules.

Après une thèse BDI CNRS au laboratoire Groupe matière Condensée et Matériaux de Rennes, Eric Collet a réalisé un post-doctorat au laboratoire Léon Brillouin au CEA Saclay. Il a ensuite été recruté comme maître de conférence à l'Université de Rennes 1, où il a initié avec Hervé Cailleau l'activité "transitions de phase photoinduites", activité qu'il a développée dans le cadre de sa nomination à l'IUF. Eric Collet est à présent professeur à Rennes 1 et directeur adjoint de l'Institut de Physique de Rennes (IPR). Il dirige le laboratoire international associé avec le Japon travaillant sur cette thématique des transitions de phase photoinduites ultra-rapides : Impactant les matériaux avec la lumière et les champs électriques et en regardant la dynamique en temps réel.

Site web: blogperso.univ-rennes1.fr/eric.collet/

 

Sara Ducci (LMPQ, Paris) Lauréate du Prix Ancel (SFP) 2016

Sara Ducci

Sara Ducci est Professeure à l’Université Paris Diderot; elle dirige une équipe qui développe des sources en AlGaAs pour la génération d’états nonclassiques de la lumière, un des supports prometteurs pour l’information quantique. Le choix de cette plateforme combine plusieurs avantages : le fonctionnement à température ambiante, la possibilité de générer la lumière par injection électrique et l’effet électro-optique qui permet de manipuler l’état des photons. La compatibilité de ces dispositifs avec le réseau des télécoms standard, ainsi que la possibilité d’intégrer plusieurs composants miniaturisés sur une même puce, font de cette approche une candidate intéressante pour les technologies quantiques du futur.

Sara Ducci a effectué sa thèse de doctorat à l’Université de Florence sur l’émergence de formes dans des systèmes optiques nonlinéaires ; pendant son séjour au Laboratoire Kastler Brossel elle a travaillé sur l’optique quantique dans des oscillateurs paramétriques optiques. Après une année en tant qu’attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’École Normale Supérieure de Cachan, elle a rejoint en 2002 le Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques, où elle a lancé un axe de recherche sur la photonique quantique intégrée en plateforme AlGaAs. Entre 2012 et 2017 elle a été membre Junior de l’Institut Universitaire de France ; elle est lauréate du Prix Ancel 2016 de la Société Française de Physique. Elle est actuellement responsable de la mention de master en physique à l’Université Paris Diderot, membre de la section 30 du comité national des universités et éditrice associée du Journal ‘Optica’, de la Société d’Optique Américaine. 

Page web : www.mpq.univ-paris-diderot.fr/DUCCI-Sara-111

 

Silvano De Franceschi (INAC, Grenoble)

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Dr. Silvano De Franceschi is an expert in quantum nanoelectronics and experimental mesoscopic physics. He received his PhD in 1999 at the Scuola Normale Superiore of Pisa and, since 2007, he owns a position of staff scientist at the Institute for Nanoscience and Cryogenics. In 2005 he was awarded the Nicholas Kurti European Prize for his achievements in the field of quantum transport and, in particular, his works on the Kondo effect in quantum dots and on hybrid normal/superconductor nanostructures. He obtained an ERC Consolidator Grant (2012-2017), as well as a Chaire d’Excellence “Juniors” (2007-2011) and a Jeunes Chercheuses et Jeunes Chercheurs Grant (2008-2013) from the French Agency for Research. At present, his research activity is largely concentrating on the development of silicon-based devices for quantum information processing. He co-leads the Grenoble Quantum Silicon Group (http://quantumsilicon-grenoble.eu) and coordinates the European project MOS-QUITO (MOS-based Quantum Information TechnOlogy).

Web page : inac.cea.fr/Pisp/silvano.defranceschi/

 

Marina Galand (Imperial College, UK) Lauréate du Prix Holweck (IOP & SFP) 2018

 Marina Galand

Marina Galand's research activities focus on the deposition of energy sources in planetary atmospheres in the Solar System and beyond. These sources include solar radiation and particles from magnetised environments. In particular, Marina Galand has developed sophisticated kinetic and fluid models of the plasma created and perturbed by these sources; she has used these models in an original way as binding elements between multi-instrumental datasets from international space missions (e.g., Cassini, Venus Express, Rosetta) in order to enhance the science return. She has focused so far on Venus, Earth, and Mars, Jupiter and its moon Ganymede generating its own magnetic field, Saturn and its moon Titan holding a thick and organic-rich atmosphere, comets sublimating nearly-pristine material from when the Solar System was formed, and gas-giant exoplanets orbiting other stars.

Marina Galand is currently a Reader at the Department of Physics at Imperial College London, UK. She did her PhD at the "Université Joseph Fourier" (now Université Grenoble Alpes) on the Earth’s high-latitude upper atmosphere. She then worked in the US for 10 years, including at the National Center for Atmospheric Research (NCAR) and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) in Boulder, CO, and at the Center for Space Physics at Boston University, MA. After moving to the UK, she has been leading research in planetary atmospheres. Her current collaborations in close link with ESA and NASA space missions (e.g., Rosetta, Cassini, JUICE) extend primarily over Europe and the US. Her research has been rewarded by the Zeldovich Medal from COSPAR (2006) and the Fernand Holweck Medal and Prize from the IoP and SFP (2018).

 

Emmanuelle Gouillart (CNRS/Saint-Gobain, Aubervilliers) 

 

Roland Horisberger (PSI, Suisse) Lauréat du Prix Charpak-Ritz (SPS & SFP) 2018

 

Hamid Kellay (LOMA, Bordeaux)

Hamid Kellay

L’activité d’Hamid Kellay est centrée sur la compréhension des écoulements dans différents systèmes et sous différentes conditions: écoulements turbulents dans des films et bulles de savon, écoulements extensionnels de fluides complexes, et écoulements granulaires dilués ou denses. Il a par exemple travaillé sur la nature des pertes visqueuses dans lesécoulements bidimensionnels turbulents etmontré que ces pertes dépendent intimement des propriétés de la turbulence à petites échelles contrairement à ce qui est généralement admis. Un autre volet de ses travaux concerne la modélisation de quelques aspects des écoulements atmosphériques en utilisant une demi bulle de savon chauffée à son équateur. Il a aussi illustré la complexité de l’interaction d’un écoulement avec la structure d’un fluide complexe et notamment en élongation à travers des expériences de rupture de ponts liquides ou des expériences de mouillage dynamique. En outre il étudie la riche phénoménologie d’un écoulement granulaire dilué impactant un obstacle ou impacté par un projectile.

Après un Bachelor’s degree en physique de Harvard University en 1988, un DEA de Physique Théorique à l’Ecole Normale Supérieure et une thèse de Doctorat au Laboratoire de Physique Statistique de l’ENS Paris en Janvier 1993, Hamid Kellay a occupé un poste de Research Assistant au Département de Physique de l’université de Pittsburgh aux USA. Il a été nommé Maitre de Conférences à l’Université de Bordeaux en Septembre 1994. Il est ensuite nommé Professeur en 2002. Son activité de Recherche lui a valu une nomination à l’IUF en 1998 en tant que membre junior, la médaille de Bronze du CNRS en 1999, le prix Abragam de l’académie des sciences en 2004, et une nomination Senior à l’IUF en 2009 et en 2017.

Page web : www.loma.cnrs.fr/thematique-t-in/

 

Cyril Proust (LNMCI, Toulouse)

Cyril Proust

La recherche de Cyril Proust est consacrée à l’étude des propriétés électroniques des supraconducteurs à haute température critique. Il a développé plusieurs expériences sous champs magnétiques les plus intenses au monde pour détruire la supraconductivité afin de sonder l’état sous-jacent des électrons. Cette approche a mené à deux grandes découvertes : en 2007 la découverte d’oscillations quantiques dans les cuprates qui a prouvé que ces matériaux se comportent comme des métaux et non comme des isolants. Ensuite en 2016, la découverte d’une signature particulièrement claire d’un point critique que plusieurs voient comme la clé de l’origine de la supraconductivité à haute température critique.

Directeur de Recherche au Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses à Toulouse, il a reçu le Prix Louis Ancel de la SFP (2011). Membre associé du programme "Matériaux Quantiques" de l’Institut Canadien des Recherches Avancées, il est aujourd’hui co-directeur du laboratoire international associé « Circuits et Matériaux Quantiques » entre l’université de Sherbrooke et le CNRS.

 

André Thiaville (LPS, Paris-Sud)

Andre Thiaville

André Thiaville étudie les structures magnétiques que sont les domaines, parois, parois dans les parois, lignes, voire point singulier, dans la matière. Ces structures d’une part reflètent les interactions magnétiques dans la matière, par leur forme, leur extension, leur énergie. D’autre part, la dynamique de ces structures constitue un excellent détecteur visuel, de par leur déplacement, des actions qu’on peut exercer sur le magnétisme de la matière. Ainsi, dans les années récentes, les parois et vortex magnétiques ont servi de détecteur aux couples exercés sur l’aimantation par un courant électrique dans la matière. Pour ces études il est fait appel à une palette de microscopes magnétiques, et à une mécanique des milieux magnétiques continus appelée micro-magnétisme.

André Thiaville est directeur de recherche CNRS, au Laboratoire de Physique des Solides à l’Université Paris-Sud (Orsay), et responsable d’une équipe de recherche dans ce laboratoire. Son travail de thèse (1988, Orsay) s’est déroulé au CEA-LETI à Grenoble. Post-doctorat au Japon à Tsukuba, dans ce qui est maintenant l’AIST. Ce séjour lui a permis d’initier une collaboration sur le long terme avec plusieurs groupes de recherche au Japon.

Page web : www.lps.u-psud.fr/spip.php?article2205

 

CONFERENCE SEMI-PLENIERES 

Basile Audoly (Caltech, Etats Unis)

Basile Audoly

Les recherches de Basile Audoly concernent la mécanique non linéaire et plus particulièrement l'analyse mathématique et numérique des structures minces fortement déformées. Ses efforts actuels portent sur la mise au point de modèles uni-dimensionnels permettant de caractériser des phénomènes non linéaires tels que le flambement des jets visqueux, la sélection des motifs dans les structures biologiques ou la localisation de la déformation dans un mètre ruban. L'enjeu de ces recherches est de proposer des méthodes de résolution analytiques ou numériques à des équations qui sont souvent bien établies mais difficiles à résoudre, et d'établir ainsi un lien entre observations et modèles mathématiques.

Basile Audoly a soutenu sa thèse au Laboratoire de physique statistique sous la direction d'Yves Pomeau (ENS Paris). Il est directeur de recherche au CNRS et travaille au Laboratoire de mécanique du solide de l'Ecole polytechnique. Il est également professeur associé au département de mécanique de l'Ecole polytechnique et termine une année sabbatique à la Division of Engineering and Applied Science de Caltech.

Page web : www.lmm.jussieu.fr/~audoly/

 

Jacqueline Bloch (C2N, Paris-Sud)

Jacqueline Bloch

 Jacqueline Bloch is CNRS Research director at the Center for Nanoscience and Nanotechnology (C2N). She is an experimentalist, expert in light matter coupling in semiconductors. Making use of state of the art nanotechnology facilities available at C2N, her group has made pioneering contributions in the study of quantum fluids of light. She was awarded the 2015 Jean Ricard Prize and the 2017 CNRS Silver medal.

Jacqueline Bloch's sample

Page web : www. polaritonquantumfluid.fr

 

Lionel Bureau (LiPhy, Grenoble)

 Lionel Bureau

Les interactions hydrodynamiques et adhésives entre objets biologiques et surfaces décorées de macromolécules sont omniprésentes en biophysique, dans des contextes allant de la microcirculation sanguine au design de substrats fonctionnels pour la culture cellulaire. L’activité de recherche de Lionel Bureau porte sur la compréhension de ces mécanismes d’interactions, par le biais d’une approche expérimentale interdisciplinaire couplant microfluidique, optique, physico-chimie et conception de systèmes biomimétiques.

Lionel Bureau est chargé de recherche CNRS et responsable de l’équipe « Matière Molle : Organisation, Dynamique et Interfaces » au Laboratoire Interdisciplinaire de Physique (LIPhy) de Grenoble. Après une thèse au Groupe de Physique du Solide à Paris et un post-doctorat au Collège de France, il mène d’abord un travail de recherche portant sur l’étude des forces de surfaces et la nanorhéologie à l’Institut des Nanosciences de Paris. En 2010, il rejoint le LIPhy pour développer des projets à l’interface entre la physique de la matière molle et la biologie.

 

Virginie Chamard (Institut Fresnel, Marseille)

Virginie Charard

L’utilisation du rayonnement synchrotron est au cœur de l’activité de recherche de Virginie Chamard. Cette chercheuse exploite les propriétés de cohérence spatiale et temporelle des sources récentes de rayons X car elles permettent d’accéder à des informations structurales hors d’atteinte jusqu’à récemment. En particulier, la microscopie X « sans lentille » (dont la ptychographie de Bragg que Virginie a développée) fournit des images 3D de cristaux nanostructurés avec une quantité de détails sans équivalent. Cette microscopie a permis de révéler la structure intime de plusieurs systèmes complexes, dont des biominéraux cristallins. Elle est aujourd’hui implémentée sur de nombreuses lignes synchrotrons dans le monde. 

Virginie a été recrutée au CNRS en 2003. Depuis 2008, elle développe son programme de recherche à l’Institut  Fresnel à Marseille où elle a récemment fondé COMiX, une équipe de recherche qui développe des méthodes originales de microscopies 3D quantitative en exploitant les similarités et complémentarité  des lumières visible et X.  En 2016, elle a obtenu un financement ERC Consolidator dont l’objectif est d’exploiter ces nouvelles microscopies pour  progresser dans la compréhension des processus de biominéralisation.

Page web : www.fresnel.fr/spip/spip.php?article1374

  

Valentina Giordano (ILM, Lyon)

 Valentia Giordano

The research activity of Valentina Giordano is focused on the dynamics of amorphous and complex crystalline systems, thermal transport and thermoelectricity. Her original approach consists in combining the collective dynamics as measured by inelastic x-ray or neutron scattering techniques, the atomic dynamics as measured by X-ray photons correlation spectroscopy, and the structure as measured by high energy high resolution X-ray diffraction, with macroscopic laboratory measurements such as differential scanning calorimetry, electric and thermal conductivity, with the aim of understanding the microscopic mechanisms behind the transport properties, as well as relaxation and aging processes in glasses. 

Research Interests. Structure, collective and atomic dynamics is disordered systems, Complex crystalline systems : from lattice dynamics to transport properties. Thermal transport and thermoelectricity.

Former beamline scientist at the inelastic X ray scattering beamline ID16 of ESRF, in Grenoble, Valentina Giordano was recruited by the CNRS in 2011, and joined the Institut Lumiere Matiere of Lyon. There she integrated the research line on novel materials for thermoelectricity with a special interest in understanding the microscopic mechanisms controlling thermal transport, which can be investigated by means of phonons dynamics in both crystalline and amorphous systems. All her research activity strongly benefits from a network of collaborations, both in the experimental and theoretical domain, that she has succeeded in building up in France as well as in Europe and Chile. Besides her research activity, She has recently integrated the CNRS section 5 committee, She is chair of the ESRF C05 committee for the evaluation of proposals, and expert evaluator for the European Commission.

Page web : ilm.univ-lyon1.fr/

 

Mark Goerbig (LPS, Paris-Sud)

 

Le théoricien Mark Goerbig s'intéresse aux phénomènes quantique en physique de la matière condensée, dues au comportement collectif des électrons. Plus particulièrement, il fait sa recherche sur les électrons dits relativistes dans le graphène depuis la découverte d'un effet Hall quantique inhabituel dans ce matériau, qui a désormais donné naissance à d'autres matériaux bi-dimensionnels, i.e. de l'épaisseur d'un ou seulement quelques atomes. Ces matériaux, comme les dichalcogénures de métaux de transition, forment une classe de nouveaux semiconducteurs à propriétés exotiques, similaires aux matériaux topologiques. Ces derniers font également partie des thèmes de recherche de Mark Goerbig, notamment en raison du lien intime entre le bord et le volume de ces systèmes -- en raison de la structure de bande topologique, même des isolants peuvent montrer des surfaces conductrices protégées et de bonne mobilité électronique.

Mark Goerbig a passé toute sa carrière au Laboratoire de Physique des Solides, Orsay, depuis son intégration au CNRS en 2005. Il y travaille actuellement comme directeur de recherche et est responsable du groupe des théoriciens. En plus de sa recherche, il est depuis 2012 professeur chargé de cours à l'École Polytechnique de Palaiseau. Il est lauréat de la médaille de bronze du CNRS en 2010.

Page web : equipes.lps.u-psud.fr/GOERBIG/

 

Sophie Guéron (LPS, Paris-Sud)

Sophie Gueron 

Sophie Guéron est directrice de recherches au sein du groupe de Physique Mésoscopique du Laboratoire de Physique des Solides à Orsay. Elle s’intéresse au transport quantique cohérent qui permet, en particulier grâce à l’utilisation de contacts supraconducteurs, de sonder des objets mésoscopiques tels le graphène, les nanofils de bismuth, de métaux, etc… de manière extrêmement sensible. Physique mésoscopique

Page web : equipes.lps.u-psud.fr/spm/spip.php?rubrique1

 

Lionel Hirsch (IMS, Bordeaux)

 Lionel Hirsch

Les travaux de recherche de Lionel HIRSCH portent sur l'intégration de semiconducteurs organiques dans les dispositifs électroniques et optoélectroniques. Ses recherches s'étendent des systèmes appliqués, comme par exemple les cellules solaires et les photodétecteurs organiques, aux aspects plus fondamentaux comme les mécanismes de transfert de charges au sein des semiconducteurs organiques et le contrôle des interfaces.

Lionel HIRSCH a obtenu son doctorat en sciences des matériaux en 1996 et a rejoint le CNRS en 1998 pour travailler sur les diodes bleues et blanches à base de GaN. Il est maintenant Directeur de Recherche au CNRS au Laboratoire IMS de l'Université de Bordeaux et est co-auteur de plus de 100 articles dans des revues scientifiques internationales. Enfin, il dirige le groupe électronique et microsystèmes organiques depuis 2009

Page web : oembordeaux.cnrs.fr

 

Etienne Janod (IMN, Nantes)

 

 

 

Xavier Noblin (INPHYNI, Nice)

 Xavier Noblin

Xavier Noblin mène ses recherches à l'interface entre matière molle et biophysique pour lesquels les effets mécaniques sont dominants. Il s'agit premièrement de phénomènes interfaciaux : jets, gouttes vibrées, surfaces superhydrophobes mais aussi microfluidique et bulle de cavitation dans l'eau sous tension en milieux confiné. Il s'agit deuxièmement de phénomènes de biomécaniques des plantes: mouvements rapides et transport de l'eau. Ces problématiques mettent aussi en jeu des phénomènes de cavitation, mouillage, microfluidique étudies à la fois sur des systèmes naturels et biomimétiques.

Xavier Noblin a effectué sa thèse sur le mouillage au laboratoire Physico-Chimie Curie sous la direction de Françoise Brochard-Wyart, puis un séjour Post-doctoral de 2004 à 2006 à Harvard University sur la biophysique des plantes. Il est chargé de recherche au CNRS (section 5) depuis 2006 au Laboratoire Physique de la Matière Condensée (LPMC) à Nice. Depuis le 01/01/2017, après la fusion du LPMC avec l'Institut Non Linéaire de Nice (INLN), la nouvelle unité s'appelle Institut de Physique de Nice (INPHYNI) où il est responsable de l'équipe "MIMIC" depuis 2013. 

 Page web : xnoblin.free.fr

  


Daniel Riveline (IGBMC, Strasbourg)

 Daniel Riveline Daniel Riveline is an experimental biophysicist who probes self-organisation phenomena in living matter using physics and quantitative biology. After receiving his PhD in physics in 1997 from the Institut Curie in Paris with Albrecht Ott and Jacques Prost, Daniel went to the Weizmann Institute of Science in Israel for a 2-year postdoctoral position in biology with Alexander Bershadsky. In 1999, he started his group at the University of Grenoble. In 2010, after a sabbatical in biology at the Rockefeller University in New York with Paul Nurse, he moved to the University of Strasbourg to establish a group in Cell Physics and launched a new Master program in Cell Physics. Daniel, a CNRS Research Director, has contributed to revealing collective effects of myosin molecular motors, mechanosensing of focal contacts and cell-cell contacts, ratchetaxis or directed cell motion in the absence of chemical gradients, the promoted growth of lamellipodia with synthetic compounds, and mechanisms for the constrictions of cytokinetic rings.

 

Guillaume Schull (IPCMS, Strasbourg)

 Guillaume Schull

Guillaume Schull est un chercheur dont le domaine d’étude se situe à l’interface entre physique de la matière condensée et nanophotonique. Il s’intéresse principalement aux propriétés électroniques et optoélectroniques de structures de taille atomique, telles que des molécules uniques, des rubans de graphène ou des polymères conjugués, qu’il étudie à l’aide d’un microscope à effet tunnel fonctionnant à des températures cryogéniques. Au cours des dernières années, son équipe a réalisé les premiers composants moléculaires combinant des fonctionnalités électroniques et optiques et a développé de nouvelles méthodes permettant de caractériser les propriétés d’émission de lumière de molécules uniques avec une résolution sub-nanometrique, ouvrant ainsi la voie à une microscopie de fluorescence dite "hyper-résolue". Ils s’intéressent maintenant aux propriétés quantiques de ces émetteurs moléculaires.

Guillaume Schull est chercheur au CNRS à l’IPCMS de Strasbourg depuis 2009 où il dirige, avec Fabrice Scheurer et Laurent Limot, le groupe de microscopie à effet tunnel.

Page web de l’équipe STM : www-ipcms.u-strasbg.fr/stmipcms/
Page web personnelle: www.ipcms.unistra.fr/?page_id=9705&lang=en

 

Virginie Simonet (Institut Néel, Grenoble)

 Virginie Simonet

Le parcours scientifique de Virginie Simonet l’a amenée à s’intéresser à des problématiques liées à la frustration structurale, puis magnétique. Elle a commencé par étudier l’ordre local dans les quasicristaux et liquides surfondus. Ceci a aboutit à la première mise en évidence expérimentale de l'ordre icosaédrique dans les liquides métalliques démontrant expérimentalement une conjoncture datant de 1952. Elle a ensuite réalisé des recherches dans le domaine du magnétisme non-conventionnel qui recouvre l'étude expérimentale de matériaux présentant des réseaux de moments magnétiques variés (chaînes de spin, réseaux à base de triangles ou de tétraèdres) où l'ordre magnétique conventionnel est déstabilisé par des phénomènes de compétition. Ceci conduit à de nouvelles propriétés physiques et de nouveaux états de la matière. Son expertise principale est la diffusion neutronique. 

Après une thèse au laboratoire de Physique des Solides, Virginie Simonet a effectué une année d'ATER au laboratoire de cristallographie à Grenoble puis été embauchée au CNRS à Orsay. Elle a ensuite rejoint le laboratoire Louis Néel (à présent Institut Néel)à Grenoble entrainant sa reconversion au magnétisme. A présent directrice de recherche, elle est également directrice de la fédération de recherche Française de diffusion neutronique.

 

Maria Tchernycheva (C2N, Paris-Sud)

 

Les recherches de Maria Tchernycheva portent sur les nanostructures semiconductrices : leurs propriétés structurale, électrique et optique et leur intégration dans des dispositifs optoélectroniques. L’objectif est d’exploiter la nano-structuration pour améliorer les performances des composants existants mais aussi pour créer de nouvelles fonctionnalités. Une des nouvelles opportunités que Maria Tchernycheva explore consiste à développer des sources de lumière mécaniquement souples utilisant des nanofils semiconducteurs englobés dans des membranes de polymère. Avec cette approche elle vise à démontrer des écrans flexibles à base de matériaux inorganiques ayant une haute brillance et une grande durée de vie.

Maria Tchernycheva est ingénieur de l’Ecole Polytechnique (X98), docteur en physique (2005) et HDR (2016) de l’Université Paris Sud. Entre 2005 et 2006 elle a travaillé comme chercheur postdoctoral au Laboratoire de Photonique et Nanosctructures sur l’élaboration de nanofils de semiconducteur. En 2006 Maria Tchernycheva a intégré l’Institut d’Electronique Fondamentale en tant que chercheur CNRS. Elle travaille actuellement au Centre de Nanotechnologies et Nanosciences à Orsay à l’interface entre la science des matériaux et l’optoélectronique.  

Page web : www.c2n.universite-paris-saclay.fr/en/research/photo/

 

Matthieu Wyart (EPFL, Suisse)

 Matthieu Wyart

One focus of Matthieu Wyart’s research is the classification of the elementary excitations controlling the linear and plastic response of amorphous materials. He introduced the idea that some of these excitations are marginally stable in the solid phase. This marginality fixes key aspects of the structure, and implies that there is a pseudo-gap in the density of excitations. These ideas are important to describe the low-temperature properties of glasses, the elasticity near the jamming transition, the rheology of dense granular and suspenson flows, the yielding transistion in foams or metal glass, and more generally to describe glassy systems with sufficiently long range interactions. Wyart’s work has also focused on the neuronal circuit of simple organisms.

Matthieu Wyart is an associate professor in the Institute of Physics at the EPFL in Switterland. After studies at the Ecole Polytechnique, he obtained his PhD at the CEA, Saclay. He was a George Carrier Fellow at Havard University before joining the Physics Department at NYU in 2010. He became associate Professor in 2014, and moved to EPFL in 2015. He received a Sloan fellowship in 2011, and became a Simons investigator in 2015.

Page web : pcsl.epfl.ch/

 

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